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Publié le 1 juillet 2013, par dans Editorial.

Rédacteur webAujourd’hui, créer son propre site web est devenu très simple, notamment grâce aux outils CMS tels que WordPress. En revanche, générer du trafic avec un contenu de qualité, dans l’univers très concurrentiel d’Internet, n’est pas si évident ! En effet, on ne rédige pas pour un site web comme pour une plaquette cartonnée, car nous ne lisons pas de la même manière sur un écran. Il faut donc savoir capter l’attention de l’internaute, qui est souvent sollicitée, comme  le montre cette infographie de Gartner.

En prenant pour exemple le site d’eBay, nous avons listé 5  étapes principales que doivent franchir les rédacteurs web avant d’être lus.

1)     Identifier la cible

Connaître sa cible et ses objectifs est une étape primordiale ; c’est ce qui permet au rédacteur web d’adapter son langage et d’organiser son contenu de façon à capter d’entrée de jeu l’attention. Le rédacteur web écrit pour des internautes ; il lui faut donc se poser des questions clés : quelles sont les caractéristiques de ma cible (âge, sexe, profession, intérêts) ?  Quelles sont ses attentes ? Quels sont son langage, ses mots-clés ? Quel est son comportement de recherche ?

L’ouvrage « Bien rédiger pour le web », d’Isabelle Canivet, reprend les questions importantes à se poser. Ci-dessous l’exemple du site eBay :

- Les caractéristiques de la cible : la cible d’eBay regroupe des femmes de plus de 35 ans, mères de famille désirant acheter et vendre des produits domestiques, ou des collectionneurs d’enchères entre 35 et 50 ans.

- Les attentes et besoins immédiats de la cible : acheter et vendre en fixant leur propre prix et selon leurs propres règles, et trouver n’importe quel produit, moins cher que sur le marché physique. (étude de cas par Jill Shepherd, Segal Graduate School of Business, Canada).

eBay-page d accueil

 

2)     Déterminer l’objectif du site

Mon site est-il destiné à vendre ?

Mon site est-il une plateforme de conseil?

Mon site est-il un site d’information ?

Sur eBay, le ton est donné dès la page d’accueil (voir image précédente) : l’objectif étant de vendre, l’internaute est d’emblée invité à découvrir des produits fréquemment recherchés sur le site (high-tech) et les différentes catégories de produits.

 

3)     Structurer l’information en pyramide inversée

La lecture sur écran est sélective : l’internaute s’attend à trouver immédiatement la réponse à ses questions, et ne lit pas de façon linéaire. Il faut donc structurer l’information en allant de l’essentiel au détail, du particulier au général, selon le principe de la pyramide inversée. Un exemple avec cet image d’un site dont l’objectif n’est pas de vendre, mais d’informer, celui du magazine Challenges. On y retrouve directement :

L’information essentielle dans le titre et le chapeau  de l’article, contenant les 5 questions informatives : Qui? Quoi?Quand? Comment? Où? Pourquoi ?

Le contenu principal : image et corps de texte

Les détails de l’information principale en dernier paragraphe.

Challenges

 

4)     Bien choisir son champ sémantique 

On a tendance à dire « mon site est bien référencé ! » quand, en rentrant le nom  de sa marque sur Google, celui-ci  arrive en première position. C’est loin d’être le cas ! Un site est bien référencé quand il contient du contenu de qualité, c’est-à-dire à même de capter l’attention de l’internaute dès la page de résultat d’un moteur de recherche. Nous avons évoqué le rôle important du référencement dans la qualité du contenu à travers les travaux du référenceur web.

Une fois les mots-clés répertoriés, il s’agit de leur donner du sens en évitant de répéter les mêmes mots dans un texte, en recherchant des synonymes ou des analogies. Pour donner du sens à vos textes, des générateurs de mots-clés existent, comme Google Adwords Keyword tool ; ils sont répertoriés dans les sites comme Abondance.

Dans le cas d’eBay, les mots-clés « acheter » et « occasion » sont intégrés dans une phrase d’accroche :

mots cles google

 

5)     Ecrire sans fautes

Attention aux fautes d’orthographe et de français ! C’est un point commun entre la rédaction papier et la rédaction web : les internautes ne sont pas insensibles aux fautes de syntaxe, et parfois celles-ci peuvent nuire à la crédibilité d’un site. Nous avons évoqué dans un article précédent des astuces pour éviter les fautes les plus fréquemment commises.

Comme le montre cette liste non-exhaustive, la révolution digitale amène les concepteurs-rédacteurs et les professionnels de l’écriture à revoir leurs méthodes.  Celles-ci doivent à présent s’adapter à une différence majeure entre la page papier et la page web : la première est immuable, la seconde est un élément vivant qui évolue sans cesse.

A votre tour : quelles autres différences entre le web et le papier doit-on garder en tête quand on rédige pour le web ?

 

Post By Touhfat Mouhtare (3 Posts)

Chargée de contenu web pour les PME et écrivain (auteure de Ames suspendues, éd. Coelacanthe, www.amesuspendues.wordpress.com), j'ai exercé en tant que chargée de communication éditoriale chez Orange. Je rédige actuellement pour des entreprises sur le web, et je prépare une thèse sur les NTIC en Afrique à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Sur Com Digitale, je partage mon expérience et ma veille sur la communication éditoriale.

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